Ordre du jour: Candidatures pour la présidence de l’Université Toulouse 3 émanant de l’association. Les candidats-es présenteront les grandes lignes de
leur projet en début d’AG. Ceci sera suivi d’un débat.
Une seule candidature :
Serge Cohen (SC).
Présentation de la
candidature.
– Souligne l’importance de l’association UdA qui est très
bien représentée dans les différents conseils, de la FSI, l’UPS et l’UFTMIP
– Importance de travailler avec l’autre association :
AGIR
– Pas de candidat à la dernière élection de 2015 ce qui est
dommageable car pourrait réduire à terme la crédibilité de l’association
– Depuis 2000 à l’UPS, SC a eu un engagement politique avec UdA
– SC est directeur de la FSI depuis 2016 et il a fait campagne avec UdA en 2015
– SC souhaite être le candidat d’UdA et respectera le choix de l’association.
– Si SC est le candidat d’UdA le premier travail sera d’obtenir d’autres supports et d’aller échanger avec AGIR.
– Le candidat doit porter les idées de l’association et
des gens qui s’agrègent autour de cette candidature.
– UPS doit rester une grande université de recherche ce
qui a été remis en question dans l’esprit de certains par la perte de l’IDEX.
– L’IDEX nous a permis de comprendre que la question de
la recherche est liée à la relation entre les différents sites toulousains et
l’UFTMiP. Il faudra alors apporter une analyse et des idées sur ce sujet.
– Il faut constater un défaut de financement de la
recherche suite aux difficultés de l’UPS.
– Il ne faut pas distinguer la recherche de l’enseignement.
– Le défi au niveau de la formation est souvent dû à des
réformes externes : réforme du bac, réforme de PACES, réforme DUT.
– Penser à l’avenir et proposer un programme :
o Éviter de se disperser : dialogue entre composantes
(exemple PACES, dialogue avec médecine)
o Dialogue entre les personnels (les difficultés sont
supportées par les BIATSS et par les enseignants chercheurs)
o L’association UdA n’est pas une association qui
rassemble seulement des professeurs et des directeurs de recherche, mais veut faire
écho à toutes les catégories. Il faut travailler ensemble pour apporter cette
ouverture.
Question au candidat :
Positionnement vis-à-vis de l’agenda social :
SC : la question du temps de travail a déjà
préoccupé UdA il y a 5 ans.
Le temps de travail doit revenir à la légalité. Cela nous met en défaut vis-à-vis des dialogues avec le ministère. L’équipe actuelle a
très mal géré cette mise en place à tel point que tous les partenaires sociaux
sont contre.
Deux cas de figure
– Soit ça passe : pas raisonnable de tout annuler, mais une négociation est à continuer. Le coût est de 2,5 millions. Nous aurons sur nos ressources un effort à faire pour les BIATSS. Les
BIATSS ont évoqué que les contre-parties sont insuffisantes, mais où trouver
l’argent ?
– Soit ça ne passe pas : il serait très déraisonnable de remettre sur
la table cet agenda social.
Commentaires au candidat:
– si ça ne passe pas,
cela risque de ne plus passer avant l’obligation du ministère et avec une perte
possible des bonus pour les BIATSS.
– Le SNPTES qui a
participé aux échanges avec la présidence et a été force de proposition. Il
avait trouvé un accord pour cette réforme, mais suite à des propositions
nouvelles le SNPTES refuse maintenant cette réforme. Pourquoi ?
– Nous n’aurons
peut-être pas tout de suite les financements pour accompagner cette réforme,
mais il faut prendre en compte que sur la place toulousaine nous sommes les
moins attractifs dû aux faibles primes attribuées aux personnels. Il y a un
rattrapage à faire pour freiner les départs des personnels BIATSS vers les
autres universités.
– Nous sommes dans un
système complexe et il y a un manque de données pour avoir un avis bien défini.
– Il y a un réel
problème sur la forme dans lequel était traité le dossier : UdA doit
envoyer un signal.
– Les syndicats
disent : « vous avez des conditions de travail difficiles et on va
vous demander de travailler plus pour pas grand-chose en retour. » il
n’y a pas eu de contre argument. Il y a un risque de démotivation
– 2,5 millions ce n’est
pas une petite somme ?
SC : La prime la plus faible est de 40 euros par
mois et il y a d’autres volets de cette réforme qui vont avoir un coût important.
Si cette réforme ne
passe pas, cela sera vraiment dommageable pour les BIATSS qui ont actuellement des
carrières bloquées.
Commentaires :
– La position sur
l’agenda social doit être discutée avec UdA. Il est important que UdA ait une
position.
– L’UPS n’applique
pas toutes les réformes et les personnels seraient en déficit par rapport aux
autres universités. Cela ne touche pas seulement le temps de travail. (RIFSEEP
, compte épargne temps…) cela peut entrainer un mal-être général.
– Il n’y a pas que
les BIATSS qui sont en souffrance. Les enseignants-chercheurs également
subissent un temps de travail très lourd. Les avancées du dialogue social sont
très importantes.
Question 2 : Quel DGS pour la prochaine présidence ?
L’ancien DGS a mis en
place PRISME, qui est une usine à gaz pour réformer l’université. Il y a des
questions RH qui posent problème. Ne faut-il pas avoir une
administration compétente pour accompagner la présidence? Quel DGS pour la
prochaine présidence ?
SC : Je n’ai pas d’opinion sur le DGS actuel. Il vaut
mieux faire confiance aux gens au début que d’avoir encore un changement.
Sur PRISME, le
discours a été porté sur les BIATSS qui ont fait un travail phénoménal. Mais
cela concerne l’administration, les enseignants-chercheurs et les étudiants.
Cela aurait pu être envisagé sous forme de processus avec un travail commun
pour optimiser le temps de réalisation. Par exemple, comment monter un projet
de recherche ?
Commentaire au candidat:
– Cela vient appuyer
la question, le DGS n’a pas eu la bonne analyse du problème.
SC : Il faut revenir dans le contexte. Le DGS était
là pour réformer l’UPS en vue d’obtenir l’IDEX.
Commentaires au candidat:
– Le bilan de
PRISME : la prise en compte des usagés n’est pas satisfaisante. Pour
assurer certains postes clefs de l’administration, se pose la question des
compétences nécessaires pour piloter les services, un manque de personnels de
rang A a été souligné.
– Le travail de
PRISME a soulevé beaucoup d’inquiétudes et d’angoisse chez les personnels
BIATSS.
– Il existe un
déséquilibre entre les différentes composantes. Il y a une limite à la
discussion entre composantes, car chacun est conscient des problématiques, mais
souhaite conserver son mode de fonctionnement.
Question 3 : et la recherche ?
La durée de mandat de la directrice/ directeur de laboratoire est de quelques années. Cela fonctionne grâce aux bonnes volontés de chacun. Aussi, problème du matériel entre les UMR et l’enseignement. Les étudiants travaillent sur du matériel différent.
SC : Il faut développer la porosité entre la
recherche et l’enseignement, il y a des projets et des actions qui sont
réalisés dans ce sens. Mais il y a une forte pression que subissent les
enseignants-chercheurs et cela les pousse à se spécialiser vers la recherche ou
l’enseignement. Il faut trouver un équilibre entre ces deux missions.
Il faudrait faire
émerger une politique sur ce sujet, cela rejoint le temps de travail pour les
BIATSS. Le temps administratif est également très lourd pour les enseignants-chercheurs.
Commentaires au candidat:
– il faudrait peut
être faire un bilan de la direction de la FSI
SC : Statutairement un bilan est fait chaque année
et est diffusé sur le site de la FSI.
Deux actions sont à retenir
de ce bilan :
- Division de la formation :
dysfonctionnement résolu sur et apaisement de la division.
- Présidence : apaisement des relations concernant
le gel de la masse salariale et discussions pour résoudre le problème qui
plombait le budget.