Chers et chères collègues,
Vous élirez en décembre les conseils de l’Université Toulouse
3 – Paul Sabatier, qui la doteront d’une nouvelle présidence. C’est une étape
importante. Serge Cohen, en lien avec
l’association l’« Université d’abord », souhaite conduire un projet
pour une grande université, à vocation internationale, avec une recherche de
pointe et une formation au plus haut niveau. Ce projet se décline en
propositions pour nos personnels et nos services, nos laboratoires de recherche
et pour la réussite de nos étudiants et leur insertion professionnelle. Au cœur
de nos préoccupations se placent l’excellence, le rayonnement, le dialogue et
l’interdisciplinarité.
Propositions pour faire de l’UT3-Paul Sabatier une université de premier plan national et international en matière de recherche
Nous
souhaitons afficher clairement que la mission de l’UT3 est tout d’abord de
conduire une recherche au plus haut niveau international, son but étant de
produire de la connaissance ; connaissance que les enseignants-chercheurs
vont transmettre aux étudiants. Ce savoir profite au tissu socio-économique,
tant par son innovation technologique que par sa manière d’approcher les questions qui touchent à la société. La
recherche fait de la connaissance un ensemble évolutif en constante
reconstruction.
Une
recherche de haut niveau implique de se doter des moyens nécessaires
Une
recherche « pierre angulaire de notre établissement » n’est pas compatible
avec la diminution importante du budget dédié à la recherche, telle qu’elle a
été exercée au cours des deux derniers mandats. Nous devons respecter les
engagements pris antérieurement, en restituant à la recherche le million
d’euros demandé à titre d’effort ponctuel exceptionnel, mais reconduit d’année
en année. Au-delà des finances, notre Université doit accompagner la recherche
par un soutien logistique de qualité.
Une
recherche forte signifie des changements conceptuels
L’évaluation
des grands projets structurants, en liaison avec les organismes, les centres de
recherche et les laboratoires ou encore des appels d’offre nationaux et
européens, passe désormais par des jurys internationaux. C’est un fait que l’on
peut éventuellement critiquer, mais qui est établi. Cela demande d’accepter les
standards internationaux d’évaluation sans être inféodé à un classement
particulier. Une synthèse des cinq-six classements reconnus permet de mesurer
la façon dont notre recherche est perçue au niveau international et ainsi, de
mieux nous positionner sur les réponses aux appels d’offres et dans nos
relations dans le monde.
Une
recherche forte signifie des changements organisationnels
Il
est évident que ce qui ressort des indicateurs sont les laboratoires et leurs
thématiques déjà bien établies. Il faudra veiller à leur maintien au premier
plan. Néanmoins, il apparait indispensable de repérer et de soutenir
intensément, à l’échelle de notre établissement, les projets prometteurs, en veillant à
associer la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Quelle structure
semble compétente pour identifier de tels projets et veillera à l’équilibre
entre les thématiques et les structures visibles? Un travail structurant au
niveau des pôles de recherche (dont le fonctionnement est disparate et les
attributions sont mal définies) est nécessaire pour qu’ils soient chargés de
cette veille stratégique.
Un problème majeur de la recherche réside dans le suivi et la
gestion des laboratoires et de leurs projets de recherche. Il nous semble que
dans sa structuration actuelle l’université est inapte à le conduire de façon
satisfaisante. Une priorité sera de renforcer la situation de la Direction du
Soutien aux Laboratoires (DSL) en la rendant aussi efficace qu’attractive. En parallèle,
un travail de fond devra être mis en place sur la valorisation de la recherche,
pourquoi pas à l’échelle du site. Il se pose aussi la question du rôle qui est
donné à la Commission de la Recherche même, au vu de la stratification actuelle
des arbitrages ayant trait à la Recherche.
En
s’inscrivant dans une politique collective plus structurée, il sera nécessaire
de limiter la durée et le nombre des mandats dans les différentes responsabilités d’enseignement et de recherche,
afin d’en permettre un partage
efficace et d’assurer l’équilibre dans les missions de chacun, tout en respectant
le suivi des projets et calendriers. La recherche, comme l’enseignement, est l’affaire de tous.
Pour que chacun puisse y prendre part, il convient de veiller au soutien de
base des laboratoires et de protéger les enseignants-chercheurs contre les
surcharges de service.
Le site Occitanie Ouest a la chance de rassembler trois grandes universités dont la couverture thématique est complète. Les EPST et EPIC y sont largement représentés (CNRS, Inserm, Inra, Cnes, IRD, Onera, Météo France). Les deux IUT dépendants de l’UT3 se situent dans le premier tiers des IUT français et les écoles d’ingénieur du site sont renommées. L’UT3 doit être motrice de la structuration de notre site. Il faut mettre en avant notre pluridisciplinarité qui doit permettre de réduire le cloisonnement des chercheures et chercheurs dans des disciplines/spécialités.
Serge Cohen et l’association UdA
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